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Communiqués de presse de la CGT

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Publié par actu

La Marseillaise 21 janvier 2012

 

NEXTIRAONE

 

Les salariés se sont rassemblés, hier, contre le licenciement de deux élus CGT refusé par l'inspection du travail.


Une centaine de salariés de Nextiraone se sont rassemblés devant leur entreprise (16e), hier matin, pour soutenir deux délégués CGT menaces de licenciement.

Rassemblement à l'appel de la CGT du leader européen des services de communications, Nextiaone (ex-Alcatel), de l'UL CGT des quartiers Nord et de l'Union syndicale des travailleurs de la métallurgie (USTM). Alors que l'inspection du travail avait refusé en juillet 2011, après enquête sur le terrain, le licenciement des deux délégués cégétistes du personnel Francis Battista et Paul Michel, la direction a fait appel de cette décision auprès du ministre du Travail qui vient d'autoriser leur licenciement (13/01/2012) mais qui dans un premier temps s'y était opposé (7/01/2012). Sans respecter la loi qui affirme que le silence gardé pendant plus de 4 mois sur le recours(1) vaut décision de rejet.

Une décision d'« un Ministre qui a choisi son camp, celui du patronat contre le monde du travail », dénonce Yann Manneval (USTM et « versatile » mettant en colère des militants syndicaux qui se battent depuis des décennies contre les incessantes restructurations vécues dans l'entreprise. Paul Michel, également membre du CE et Secrétaire CGT, résume le long passé combatif de son syndicat dans la défense des salariés, des emplois avec occupations d'usine et des augmentations salariales, la reconnaissance des travailleurs touchés par l'amiante et l'objectif d'atteindre l'égalité des salaires entre hommes et femmes.

« Un ministre qui a choisi son camp »

Des luttes qui remontent à 1996 jusqu'en 2008, quand Nextiraone était encore Alcatel en passant par l'an 2000 où elle est vendue à un fonds de pension états-unien, puis rachetée en LBO(2), en 2005, par un fonds d'investissement néerlandais peu enclin à s'occuper du bien-être des travailleurs. Et pour finir aujourd'hui la mobilisation solidaire, y compris des salariés de France Télécom, de l'UD CGT et des communistes autour des deux élus du personnel.

Pour les représentants de l'USTM et de l'UL des quartiers Nord venus soutenir leurs collègues, une chose est claire : « Le patronat veut éradiquer et criminaliser les luttes revendicatives des syndicalistes. » Selon Eric Chesnais (UD CGT), « ces attaques sans précédent contre la CGT relèvent de choix pour casser toutes les garanties collectives comme l'accord de compétitivité afin que les salariés acceptent la baisse des salaires ». Il appelle à travailler à une motion pour faire pression sur la direction pour que les deux délégués du personnel restent à Nextiraone et continuent à batailler pour le progrès social. Pour Pierre Dharréville, Secrétaire départemental du PCF 13, « c'est l'illustration des désirs du gouvernement et des marchés financier d'imposer leurs conditions de vie et de travail indignes. Par les luttes et les élections, on va arriver à le mettre dehors et ouvrir un nouvel espoir. »

Proposition est faite de placer les deux salariés sous la protection de leurs collègues de travail jusqu'à mercredi, jour où se réunit le CE à Paris.

Piedad Belmonte (La Marseillaise, le 21 janvier 2012)

 

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BC 01/02/2012 16:18

Tous dans le même panier!!!

Anonime 29/01/2012 15:03

NextiraOne comme Alcatel doivent avoir de sacrés relations au ministère du travail (se rappeler Marine Consulting en 1998)pour pouvoir ainsi influer sur les décisions.